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E-portfolio non exhaustif

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Porte-plume et porte-voix !


La Commission européenne communique à l'Ouest : les valeurs européennes à l'épreuve de la réalité

Publié par Elesbed sur 15 Novembre 2016, 09:16am

Catégories : #Europe, #Frans Timmermans, #Cartooning for peace

Frans Timmermans à la rencontre des Bretons, avec Plantu pour Cartooning for peace, et ici lors de l'intervention d'Isabelle Thomas, députée européenne.

Frans Timmermans à la rencontre des Bretons, avec Plantu pour Cartooning for peace, et ici lors de l'intervention d'Isabelle Thomas, députée européenne.

L'Europe a du plomb dans l'aile, en cette fin 2016. Le Brexit, les migrants, la montée des extrémismes, autant d'inquiétudes pour ceux qui portent aux nues les valeurs européennes que sont l'humanisme, la démocratie, les droits de l'Homme. La Commission européenne a organisé dans ses 28 Etats membres des temps d'échanges avec les populations, avec l'aide des Maisons de l'Europe. Frans Timmermans, numéro deux de la commission après Jean-Claude Juncker, a rencontré les Bretons le 7 novembre.

Un "Dialogue citoyen", telle est l'ambition de la Commission européenne qui veut lutter contre le désamour des Français et leur méconnaissance des institutions. C'est la raison de la venue à Rennes, ce 7 novembre, de Frans Timmermans, numéro deux de l'éxécutif européen. Animée par Julien Brahan, une interaction par le public présent à la halle Martenot, à qui l'on promet une grande liberté de ton, est attendue. L'événement est également accessible en direct sur Youtube et les internautes sont invités à s'exprimer via twitter notamment : Stéphane Vernay, de Ouest-France, est chargé de synthétiser leurs commentaires. En amont, trois questions de Rennais ont été enregistrées à l'attention du vice-président, sur les thèmes de la soirée : l'accueil des migrants, le repli identitaire, le terrorisme. Ces règles du jeu posées, la discussion pouvait démarrer.

 

L'accueil des réfugiés : une distinction avec les migrants nécessaire pour de bonnes conditions d'intégration

C'est une question de Michel Lita-Bohari qui lance le sujet. La convention de Genève réglementant les droits humains lors des conflits n'a-t-elle pas été foulée aux pieds par l'Europe ? Selon Frans Timmermans, les Européens craignent que la situation ne soit pas sous contrôle, en conséquence ils sont réticents à accueillir les réfugiés (fuyant la guerre). Mais il souligne que la solidarité existe à condition que les populations européennes aient confiance dans la capacité des autorités à absorber les nouveaux venus et faire la distinction entre réfugiés et migrants qui réside dans le motif de fuite : la guerre est une raison acceptable, la misère n'en est pas une. Le premier interlocuteur de la salle, Jean-Paul, demande quelles sont les limites de cet accueil. Il égrène les chiffres de l'accueil de migrants dans le département : 45 personnes à Rennes, 160 à Fougères, etc. "Il faut gérer le problème jusqu'au bout", dit-il. Frans Timmermans adhère à cette opinion, précisant "Le rideau de fer en Méditerranée, ça ne fonctionnera pas. Il faut soutenir le développement de l'Afrique pour donner des perspectives aux familles là-bàs". Songeant à la détresse des mineurs isolés, il opte pour que l'Europe parle aux parents démunis avant qu'ils n'envoient leurs enfants seuls tenter leur chance en Occident.

Une question par Internet a accusé les instances européennes d'avoir pactisé avec le diable (la Turquie d'Erdogan). Y a-t-il une autre alternative, demande Frans Timmermans. Pour aider les réfugiés en Turquie, il faut bien traiter avec eux ! Devrait-on gérer l'accueil avec l'intégration comme en Allemagne ? Le vice-président se montre d'accord avec les Allemands suite aux agressions sexuelles de Cologne : il faut donner des clés aux populations ayant une autre culture pour vivre ici.

Un sourire grâce aux dessins présentés par Plantu permet à l'assistance de se détendre avant le deuxième thème introduit par le mot liberté. 

 

Sébastien Sémeril, premier adjoint de la ville de Rennes représentant Nathalie Appréré, citant Saint-Pol-Roux ("Bretagne est univers") ; Plantu dans le rôle de grand témoin ; Frans Timmermans.
Sébastien Sémeril, premier adjoint de la ville de Rennes représentant Nathalie Appréré, citant Saint-Pol-Roux ("Bretagne est univers") ; Plantu dans le rôle de grand témoin ; Frans Timmermans. Sébastien Sémeril, premier adjoint de la ville de Rennes représentant Nathalie Appréré, citant Saint-Pol-Roux ("Bretagne est univers") ; Plantu dans le rôle de grand témoin ; Frans Timmermans.
Sébastien Sémeril, premier adjoint de la ville de Rennes représentant Nathalie Appréré, citant Saint-Pol-Roux ("Bretagne est univers") ; Plantu dans le rôle de grand témoin ; Frans Timmermans. Sébastien Sémeril, premier adjoint de la ville de Rennes représentant Nathalie Appréré, citant Saint-Pol-Roux ("Bretagne est univers") ; Plantu dans le rôle de grand témoin ; Frans Timmermans.

Sébastien Sémeril, premier adjoint de la ville de Rennes représentant Nathalie Appréré, citant Saint-Pol-Roux ("Bretagne est univers") ; Plantu dans le rôle de grand témoin ; Frans Timmermans.

thème 2 : L'Europe et le terrorisme

La liberté en butte au terrorisme. A la question d'Antonin Bouchez sur la prévention de la radicalisation, le numéro 2 de la commission rappelle qu'il s'agit là de compétences nationales. La clé étant, selon lui, de ne pas exclure les jeunes. Car avant de se tourner vers "les idées salafistes", ils ont éprouvé durant des années le sentiment qu'on ne voulait pas d'eux. "Eviter l'exclusion sociale".

Une personne du public soulève le problème du refus d'apprendre le français chez certains réfugiés, ainsi que l'adaptation au marché du travail qui évolue très vite en France et en Europe.

Glisse de la problématique vers le repli identitaire. Une dame change de braquet en signalant que les Kurdes sont considérés comme des terroristes. Qu'en est-il ? Le PKK oui, déclare Frans Timmermans.

 

La Commission européenne communique à l'Ouest : les valeurs européennes à l'épreuve de la réalité
La Commission européenne communique à l'Ouest : les valeurs européennes à l'épreuve de la réalité

Le repli identitaire ou la peur de l'échec

Damia Lecompte suggère pour lutter, contre la montée des nationalismes, une éducation à la citoyenneté à l'échelle européenne. La députée européenne Isabelle Thomas alerte sur les nationalismes qui montent : "C'est la bataille de cette commission ! Reconstruire le contrat social européen !". Une dame veut recentrer le débat autrement : "J'aimerais qu'on parle d'amour un peu", et parler moins d'argent et se rendre compte que "l'Europe vit en paix depuis 70 ans, ce n'est pas rien !".

Amadeo, de l'association I comme identité, demande si, au niveau européen, le principe de la conciliation familiale (trouver une solution avant d'en arriver aux tribunaux) serait possible. Frans Timmermans se montre intéressé et souhaite étudier le projet pour pallier l'absence des parents.

A la dernière intervention du public, partisane de l'aide et de l'accueil aux fuyards de la mer, Frans Timmermans oppose la réalité de la démocratie : les opinions publiques doivent agréer à cet accueil. Et pour l'instant ce n'est pas le cas. 

 

 

Les Rennais ont été sollicités quelques jours avant ce "Dialogue citoyen" du 7 novembre, les voici.

 

 

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Le Plan Juncker pour relancer
l'activité économique en Bretagne

 

Le 24 mai avait été organisé, à Pontivy, par la Maison de l'Europe de l'Ouest,
un colloque visant à expliquer le plan Juncker aux entreprises bretonnes. 

 

(à venir)

Jeanne-Emmanuelle Hutin (Maison de l'Europe), Christine Le Strat (maire de Pontivy), au micro Laurent Marchand (Ouest-France).

Jeanne-Emmanuelle Hutin (Maison de l'Europe), Christine Le Strat (maire de Pontivy), au micro Laurent Marchand (Ouest-France).

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